Aller au contenu

Osso buco à la tomate

Préparation de la recette étape par étape

1. Comment assaisonner les jarrets de veau ?

Épongez les quatre jarrets avec soin, puis assaisonnez-les avec les 6 g de sel et les 2 g de poivre noir. Si nécessaire, maintenez chaque morceau avec une ficelle afin qu’il conserve sa forme pendant la cuisson.

La surface doit être sèche et l’assaisonnement réparti. Cette étape prend environ 5 minutes. Ne passez pas à la farine tant que l’humidité visible reste présente sur la viande.

2. Comment fariner l’osso buco sans excès ?

Passez chaque jarret dans les 30 g de farine de blé. Retournez-le pour couvrir légèrement les faces, puis retirez l’excédent avant de le déposer sur une assiette ou de le garder prêt pour la poêle.

Le signe de réussite est un voile fin, sans amas visibles. Cette opération demande environ 5 minutes. Une couche épaisse ne correspond pas à l’enrobage prévu par la recette.

3. Comment dorer les jarrets correctement ?

Chauffez les 45 ml d’huile d’olive dans la poêle profonde en fonte. Lorsque l’huile est chaude, déposez les jarrets sans les entasser et faites-les dorer en plusieurs fois sur toutes leurs faces.

Chaque face doit présenter une croûte brun doré et se décoller facilement. Comptez environ 10 minutes pour cette dorure. Si la poêle est trop chargée, la viande risque de devenir grise et de manquer de goût ; retirez alors les morceaux et recommencez en plusieurs fournées dans l’huile chaude.

Réservez les jarrets dans l’assiette. Ne nettoyez pas la poêle : les sucs bruns qui restent au fond sont nécessaires à la suite de la préparation.

4. Comment faire revenir l’oignon et la carotte ?

Ajoutez dans la même poêle les 150 g d’oignon jaune émincé et les 150 g de carottes en petits dés. Faites-les revenir dans les sucs pendant environ 8 minutes, jusqu’à ce qu’ils commencent à s’attendrir.

Le signe de réussite est double : les légumes perdent leur fermeté initiale et les sucs bruns se détachent du fond. Les morceaux d’oignon et de carotte doivent rester visibles, car ils feront partie de la sauce finale.

5. Quand ajouter l’ail ?

Ajoutez les 2 gousses d’ail hachées lorsque l’oignon et la carotte ont commencé à s’attendrir. Faites cuire brièvement, environ 1 minute, sans laisser l’ail brunir.

L’ail est prêt lorsqu’il est odorant mais encore pâle. S’il devient brun, baissez le feu ; si les sucs ou l’ail noircissent, le goût brûlé peut contaminer la sauce. Il faut déglacer dès que les sucs sont bruns, jamais noirs.

6. Comment déglacer la poêle au vin blanc ?

Versez les 150 ml de vin blanc sec dans la poêle. Grattez le fond avec une spatule pour détacher les sucs, puis laissez le liquide réduire nettement pendant environ 3 minutes.

Le fond doit être propre de ses sucs et le vin ne doit plus rester en grande quantité autour des légumes. Cette réduction précède l’ajout des tomates et du bouillon. Si le liquide réduit trop brutalement, baissez le feu, mais ne laissez pas les sucs noircir.

7. Comment réunir les jarrets et la sauce tomate ?

Ajoutez les 400 g de tomates concassées, les 300 ml de bouillon de veau ou de volaille, les trois brins de thym, la feuille de laurier et le brin de romarin. Remettez ensuite les jarrets dans la sauce.

Le liquide doit arriver environ à mi-hauteur de la viande. Les légumes restent visibles autour des morceaux et ne sont pas entièrement noyés. Si vous remplacez le vin, utilisez ici les 150 ml de bouillon supplémentaire avec un peu de jus de citron prévus pour cette adaptation.

8. Comment réussir le mijotage très doux ?

Couvrez la poêle et faites mijoter à feu très doux pendant 75 minutes. La sauce doit frémir doucement, sans bouillir fortement. Une ébullition violente n’est pas le repère recherché pour cette cuisson.

La viande commence progressivement à s’attendrir dans le liquide. Le veau doit finalement atteindre au moins 74 °C à cœur et devenir très tendre. La température constitue la règle de sécurité ; la fourchette permet de vérifier la tendreté.

9. Quand retourner les jarrets ?

À mi-cuisson, retournez délicatement les jarrets une seule fois avec des pinces ou une spatule large, puis poursuivez le mijotage pendant les 15 minutes restantes. Évitez les manipulations répétées.

La réussite se lit lorsque la fourchette entre facilement dans la viande et que celle-ci commence à se détacher de l’os. Si elle reste dure, poursuivez le mijotage doux jusqu’à obtenir ce résultat, car le collagène n’a pas encore eu assez de temps pour se transformer.

10. Comment épaissir la sauce de l’osso buco ?

Retirez le couvercle et réduisez la sauce autour de la viande pendant 10 minutes. La sauce doit devenir rouge, brillante et assez épaisse pour napper le dos d’une cuillère.

Si la sauce osso buco est trop liquide, ne rajoutez pas de farine à ce stade : poursuivez simplement la réduction à découvert. Une poêle restée couverte jusqu’à la fin ou contenant trop de liquide est la cause habituelle de cette texture.

11. Pourquoi laisser reposer les jarrets ?

Éteignez le feu et laissez reposer les jarrets dans la poêle pendant 10 minutes. La sauce se stabilise autour de la viande, qui reste entourée de liquide sans sécher.

Parsemez ensuite les 10 g de persil haché. Les jarrets restent entiers, avec leur os central et leur moelle visible. Servez directement dans la poêle profonde en fonte, comme le prévoit la recette.

Quelles erreurs éviter avec l’osso buco ?

Une viande grise et peu goûteuse vient de jarrets entassés ou insuffisamment dorés. Pour la rattraper avant le braisage, saisissez les morceaux en plusieurs fois dans une huile bien chaude jusqu’à obtenir une croûte brune sur chaque face. La dorure doit se faire avant l’ajout des légumes.

Une sauce liquide vient d’une réduction insuffisante, notamment si la poêle est restée couverte jusqu’au bout. Retirez le couvercle et réduisez jusqu’à ce que la sauce nappe le dos d’une cuillère ; ce signe visuel est préférable à une durée supplémentaire arbitraire.

Une viande dure signifie que le collagène n’a pas encore eu assez de temps pour se transformer. Maintenez un mijotage doux jusqu’à ce que la fourchette entre facilement. Vérifiez également que le centre atteint au moins 74 °C.

Un goût brûlé provient de sucs ou d’ail trop colorés avant l’ajout du liquide. Baissez le feu et déglacez dès que les sucs sont bruns, jamais noirs. Si l’ail devient brun au lieu de rester pâle, l’étape a été menée trop vivement.

Enfin, les jarrets peuvent se défaire s’ils sont retournés trop souvent ou manipulés après être devenus très tendres. Retournez-les une seule fois avec une spatule large, puis soulevez-les délicatement au moment du service.

Comment conserver et réchauffer l’osso buco ?

Refroidissez rapidement le plat cuit dans un récipient couvert et ne le laissez pas plus de 2 heures à température ambiante. Il se conserve au réfrigérateur pendant 3 jours maximum, avec sa sauce.

Vous pouvez congeler les portions avec leur sauce jusqu’à 3 mois. Décongelez-les au réfrigérateur avant de les réchauffer.

Réchauffez les restes à feu doux pendant 1 heure maximum, jusqu’à ce qu’ils soient fumants à cœur, sans faire bouillir violemment la sauce. Les restes ne doivent être réchauffés qu’une seule fois.

Quelles variantes et adaptations sont possibles ?

La première adaptation concerne la viande : les jarrets de bœuf remplacent les jarrets de veau, avec un mijotage généralement plus long jusqu’à tendreté. Le critère de fin reste la fourchette qui entre facilement dans la viande.

Pour préparer un osso buco sans gluten, utilisez une fine couche de fécule de maïs à la place de la farine de blé, ou supprimez l’enrobage. Vérifiez également la composition du bouillon choisi si vous devez éviter strictement le gluten.

Pour une version sans produits laitiers, aucune modification importante n’est nécessaire : la préparation ne contient ni beurre ni crème. Utilisez une huile compatible et conservez les mêmes jarrets, légumes, tomates et liquide de cuisson.

Une adaptation sans alcool remplace les 150 ml de vin blanc sec par 150 ml de bouillon supplémentaire avec un peu de jus de citron. Les tomates entières en conserve écrasées peuvent également remplacer les tomates concassées, à quantité égale.

Que servir avec un osso buco ?

Le risotto alla milanese est l’accompagnement italien classique indiqué pour ce plat. Servez-le à côté afin qu’il absorbe la sauce rouge et les sucs du braisage sans masquer les jarrets.

La polenta crémeuse accompagne également la sauce tomate et les sucs de cuisson. Elle convient au caractère épais et humide du jus, qui doit rester brillant autour des morceaux.

Le pain rustique peut être proposé pour recueillir la sauce épaisse. Dans tous les cas, gardez les jarrets entiers et servez-les directement dans la poêle profonde en fonte, avec les carottes et les oignons visibles autour.

Au moment du service, le persil haché constitue la finition prévue. Les teintes attendues sont le rouge de la tomate, l’orange de la carotte, le brun doré de la viande, l’ivoire des os et quelques touches vertes à la surface.

FAQ : les questions sur l’osso buco

Quel est le temps de cuisson de l’osso buco ?

Le temps de cuisson est de 120 minutes : dorure, cuisson des légumes, réduction du vin, mijotage couvert, réduction finale et repos compris dans la méthode. Le mijotage couvert dure 75 minutes, puis les jarrets sont retournés et cuisent encore 15 minutes avant la réduction à découvert.

Comment savoir si les jarrets sont assez cuits ?

Les jarrets sont assez cuits lorsque la fourchette entre facilement dans la viande et que celle-ci commence à se détacher de l’os. Le veau doit également atteindre au moins 74 °C à cœur. La cuisson doit rester douce jusqu’à ce que ces deux repères soient réunis.

Comment conserver l’osso buco au réfrigérateur ?

Refroidissez rapidement l’osso buco dans un récipient couvert et placez-le au réfrigérateur. Il se conserve avec sa sauce pendant 3 jours maximum. Ne laissez pas le plat cuit plus de 2 heures à température ambiante avant son refroidissement, puis réchauffez-le une seule fois.

Que servir avec un osso buco ?

Servez l’osso buco avec un risotto alla milanese, une polenta crémeuse ou du pain rustique. Le risotto absorbe la sauce, la polenta accompagne les sucs du braisage et le pain recueille la sauce épaisse. Le plat reste servi directement dans la poêle profonde en fonte.

Comment préparer un osso buco sans gluten ?

Pour une version sans gluten, remplacez les 30 g de farine de blé par une fine couche de fécule de maïs, ou supprimez l’enrobage. Utilisez un bouillon compatible avec cette alimentation et gardez les mêmes quantités de jarrets, d’huile, de légumes, de tomates et de liquide.

Que retenir de cette recette d’osso buco ?

La réussite tient d’abord à une dorure menée en plusieurs fois, dans une huile chaude, sans entasser les quatre jarrets. Ensuite, les sucs sont détachés par le vin blanc réduit avant l’ajout des tomates et du bouillon ; le liquide doit atteindre seulement la mi-hauteur de la viande.

Le mijotage très doux rend le veau tendre, mais le repère final reste concret : la fourchette doit entrer facilement et le centre doit atteindre au moins 74 °C. Une réduction à découvert donne à la sauce sa couleur rouge, son brillant et sa texture nappante.

Servez enfin les jarrets entiers dans leur poêle profonde en fonte, entourés de carottes et d’oignons, avec leur os central visible et le persil haché en finition. Vous obtenez ainsi un plat italien généreux, chaud, fondant et fidèle à la texture recherchée.

Osso buco à la tomate

Osso buco à la tomate

☆☆☆☆☆
Préparation : 25 minCuisson : 120 minTotal : 145 minPortions : 4Difficulté : MoyenCuisine : ItalienneCalories : 700 kcal

Ustensiles

  • poêle profonde en fonte avec couvercle
  • assiette pour réserver les jarrets
  • pinces ou spatule large
  • planche à découper
  • couteau
  • verre doseur

Ingrédients

  • 4 pièces de 300 à 350 g jarrets de veau avec os
  • 30 g farine de blé
  • 45 ml huile d’olive
  • 150 g oignon jaune émincé
  • 150 g carottes en petits dés
  • 2 gousses ail haché
  • 400 g tomates concassées
  • 150 ml vin blanc sec
  • 300 ml bouillon de veau ou de volaille
  • 6 g sel
  • 2 g poivre noir
  • 3 brins thym
  • 1 feuille laurier
  • 1 brin romarin
  • 10 g, haché pour servir persil

Préparation

  1. Épongez les jarrets, puis assaisonnez-les avec le sel et le poivre jusqu’à ce que la surface soit sèche et régulièrement assaisonnée.
  2. Passez les jarrets dans la farine, puis retirez l’excédent jusqu’à ne laisser qu’un voile fin.
  3. Chauffez l’huile d’olive dans une poêle profonde en fonte, puis dorez les jarrets sur toutes leurs faces jusqu’à obtenir une croûte brun doré.
  4. Réservez les jarrets, puis faites revenir l’oignon et les carottes dans la même poêle jusqu’à ce qu’ils commencent à s’attendrir.
  5. Ajoutez l’ail et faites-le cuire brièvement jusqu’à ce qu’il soit odorant mais encore pâle.
  6. Versez le vin blanc et grattez le fond de la poêle jusqu’à ce que les sucs soient détachés et que le liquide ait nettement réduit.
  7. Ajoutez les tomates concassées, le bouillon, le thym, le laurier et le romarin, puis remettez les jarrets dans la sauce jusqu’à ce que le liquide arrive à mi-hauteur de la viande.
  8. Couvrez la poêle et faites mijoter à feu très doux jusqu’à ce que la sauce frémisse doucement sans bouillir fortement.
  9. Retournez délicatement les jarrets une seule fois à mi-cuisson, puis poursuivez le mijotage jusqu’à ce que la fourchette entre facilement dans la viande.
  10. Retirez le couvercle et réduisez la sauce jusqu’à ce qu’elle soit rouge, brillante et nappante.
  11. Laissez reposer les jarrets hors du feu pendant 10 minutes, puis parsemez-les de persil avant de les servir dans la poêle.

Notes

Servez directement dans la poêle profonde en fonte.
Accompagnez éventuellement l’osso buco de risotto alla milanese, de polenta crémeuse ou de pain rustique.
Pour une version sans gluten, remplacez la farine de blé par une fine couche de fécule de maïs ou supprimez l’enrobage.
Pour remplacer le vin blanc, utilisez 150 ml de bouillon supplémentaire avec un peu de jus de citron.
Refroidissez rapidement les restes, conservez-les au réfrigérateur jusqu’à 3 jours ou congelez-les avec leur sauce jusqu’à 3 mois.

Notez cette recette

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *