Osso-buco de veau, fondant et nappé de jus
Préparation de la recette étape par étape
La préparation suit onze gestes ordonnés, depuis le séchage du veau jusqu’à la gremolata. Respectez les températures indiquées et fiez-vous aux signes de réussite : une surface dorée, des légumes attendris, un jus brun-rouge brillant et une fourchette qui pénètre facilement dans la viande.
- Sécher et assaisonner le veau, 5 minutes : épongez les tranches de jarret, entaillez légèrement leur membrane périphérique, puis assaisonnez-les de sel et de poivre noir. Les tranches restent plates et l’assaisonnement est réparti uniformément.
- Fariner, 5 minutes : passez les deux faces dans les 30 g de farine, puis retirez soigneusement l’excédent. Une pellicule fine et mate doit couvrir la viande, sans amas visibles.
- Saisir, 10 minutes : chauffez les 3 cuillères à soupe d’huile d’olive dans la cocotte, puis dorez le veau par fournées sur les deux faces. La surface devient dorée, mais le centre reste encore non cuit.
- Attendrir les légumes, 10 minutes : faites revenir l’oignon, les carottes et le céleri dans la même cocotte à feu moyen, autour de 160 °C. Les légumes commencent à s’attendrir et l’oignon devient translucide sans brunir fortement.
- Déglacer, 5 minutes : remettez le veau, versez les 250 ml de vin blanc sec et portez brièvement à ébullition en raclant les sucs. L’odeur d’alcool disparaît et le fond de la cocotte est décollé.
- Mouiller, 5 minutes : ajoutez les tomates concassées, les 500 ml de bouillon et le bouquet garni. Le liquide doit arriver presque à mi-hauteur de la viande et entourer les morceaux d’un jus rouge suffisamment liquide pour mijoter.
- Braiser au four, 120 minutes : couvrez la cocotte et placez-la dans le four à 160 °C. Le veau est prêt lorsqu’une fourchette pénètre facilement dans la viande, qui reste attachée à l’os, tandis que les légumes sont fondants.
- Retirer le bouquet garni et rectifier : sortez le bouquet garni, goûtez le jus et ajustez le sel et le poivre. Le jus doit être brillant et nappant, et la viande doit rester moelleuse.
- Laisser reposer, 10 minutes : gardez la cocotte couverte pendant 10 minutes. La viande reste moelleuse et le jus se stabilise avant le service.
- Préparer la gremolata, 5 minutes : mélangez les 4 cuillères à soupe de persil haché et de zeste de citron avec l’ail finement haché. Le mélange doit être homogène.
- Terminer juste avant de servir : parsemez l’osso-buco de gremolata. Les herbes vertes finement hachées doivent être visibles sur le jus brun-rouge, autour des morceaux de jarret.
La cuisson complète, de la préparation au repos final, correspond à la durée annoncée de 175 minutes. Le signe le plus fiable n’est pas seulement la couleur de la surface : c’est la pénétration facile de la fourchette, avec une viande cuite et tendre qui reste liée à l’os.
Quelles erreurs éviter avec un osso-buco ?
Une viande dure ou sèche vient d’un braisage trop court ou d’une température trop élevée. Prolongez le braisage couvert à température douce jusqu’à ce qu’une fourchette pénètre facilement dans la viande ; ne cherchez pas à accélérer cette étape.
Un jus trop liquide peut provenir d’un excès de liquide ou d’une réduction insuffisante. Retirez alors la viande et réduisez le jus découvert jusqu’à ce qu’il devienne nappant, puis replacez le veau dans la cocotte.
Si la viande se défait complètement, le braisage a été excessivement long ou l’ébullition trop forte. Maintenez un mijotage très doux et contrôlez la tendreté avant la fin prévue afin de ne pas dépasser l’état recherché.
Un fond brûlé indique une cocotte trop chaude après la saisie ou un liquide insuffisant. Baissez le feu, déglacez immédiatement et conservez un liquide autour de la mi-hauteur des morceaux.
Des légumes désagrégés résultent d’une découpe trop petite ou d’une cuisson excessive. Taillez les carottes et le céleri en dés réguliers d’environ un centimètre et surveillez leur tenue pendant le braisage.
Enfin, entaillez légèrement la membrane périphérique avant l’assaisonnement. L’entaillage léger intervient avant l’assaisonnement, tandis que la farine doit rester fine pour ne pas former de dépôts dans la cocotte.
Comment conserver un osso-buco ?
Pour conserver un osso-buco, refroidissez-le rapidement dans un récipient peu profond dans les deux heures suivant la cuisson, puis couvrez-le et placez-le au réfrigérateur à 4 °C ou moins. Il se garde ainsi pendant 3 jours maximum.
Vous pouvez également congeler l’osso-buco avec son jus dans un emballage hermétique pendant 3 mois maximum. Décongelez-le au réfrigérateur avant de le réchauffer ; ne laissez pas le veau cru ou le plat cuit à température ambiante plus de deux heures.
Pour le réchauffage, gardez le plat couvert et chauffez-le doucement jusqu’à ce que le centre atteigne 74 °C. Les restes décongelés doivent être réchauffés jusqu’à cette température dans la journée suivant la décongélation, sans effectuer plusieurs réchauffages.
La remise en température doit rester douce et couverte. Vérifiez la chaleur à cœur plutôt que de multiplier les passages au chaud.
Quelles variantes de l’osso-buco sont possibles ?
La version sans gluten remplace la farine par une fine couche de fécule de maïs. Le bouillon doit être certifié sans gluten. La saisie, le déglaçage, le braisage à 160 °C et la gremolata restent identiques.
La version sans alcool remplace les 250 ml de vin blanc par 250 ml de bouillon et une petite quantité de jus de citron. Le liquide est ajouté au moment prévu du déglaçage, après la remise du veau dans la cocotte.
Pour varier le bouillon, utilisez 500 ml de bouillon de volaille à la place du bouillon de veau. Le résultat est plus léger, mais la quantité, le niveau du liquide et la durée du braisage ne changent pas.
La recette peut aussi être servie avec ou sans tomates selon l’accompagnement choisi : le risotto alla milanese est présenté comme une option traditionnelle surtout pour une version sans tomates. La méthode détaillée ici conserve toutefois les 400 g de tomates concassées.
Que servir avec un osso-buco ?
Servez l’osso-buco directement dans sa cocotte en terre cuite si celle-ci est adaptée au four et au service. Les morceaux de jarret restent entourés de carottes, de céleri et de tomate dans le jus brun-rouge, avec le persil haché visible sur le dessus.
Le risotto alla milanese constitue un accompagnement italien traditionnel, surtout avec une version sans tomates. La polenta crémeuse absorbe le jus nappant et convient aux braisés de veau.
Le pain de campagne se sert pour recueillir le jus. Quel que soit l’accompagnement retenu, ajoutez la gremolata juste avant de présenter le plat afin que le persil, le zeste de citron et l’ail restent visibles.
À la découpe, la viande doit révéler une texture fibreuse et cuite, rester moelleuse et demeurer attachée à l’os central. Les légumes montrent des contours attendris, tandis que le jus accroche légèrement à la viande et aux morceaux de carotte et de céleri.
Comment réussir l’osso-buco de veau ?
Comment éviter que le veau soit dur ?
Maintenez un braisage couvert et doux à 160 °C jusqu’à ce qu’une fourchette pénètre facilement dans la viande. Une cuisson trop courte ou une température trop élevée donne une viande dure ou sèche ; contrôlez donc la tendreté avant de sortir la cocotte.
Peut-on préparer l’osso-buco à l’avance ?
Oui. Refroidissez rapidement le plat dans un récipient peu profond dans les deux heures, puis conservez-le couvert au réfrigérateur à 4 °C ou moins pendant 3 jours maximum. Réchauffez-le doucement couvert, jusqu’à 74 °C à cœur, sans plusieurs réchauffages.
Quel bouillon utiliser pour l’osso-buco ?
Un bouillon de veau convient directement à cette recette, avec 500 ml prévus pour le braisage. Un bouillon de volaille peut le remplacer dans la même quantité et donne un résultat plus léger. Pour une version sans gluten, vérifiez impérativement sa certification.
Quand ajouter la gremolata ?
Ajoutez la gremolata juste avant de servir. Mélangez alors le persil haché, le zeste de citron et l’ail finement haché, puis parsemez le plat. Les herbes vertes restent ainsi visibles sur le jus brun-rouge et la finition conserve sa fraîcheur.
Que retenir de cette recette d’osso-buco ?
Retenez surtout l’ordre des opérations : sécher et entailler le jarret, l’assaisonner, le fariner très légèrement, puis le dorer par fournées. Les légumes cuisent ensuite dans la même cocotte avant le déglaçage au vin et l’ajout des tomates, du bouillon et du bouquet garni.
Le braisage couvert à 160 °C demande 120 minutes, mais le signe de réussite reste la tendreté de la viande, non le seul respect de l’horloge. Une fourchette doit entrer facilement, les légumes doivent être fondants et le jus doit être brillant et nappant.
Enfin, la gremolata se prépare séparément et se dépose au dernier moment. Elle ponctue le jus brun-rouge de vert et accompagne un osso-buco servi chaud, directement dans la cocotte ou avec un risotto alla milanese, une polenta crémeuse ou du pain de campagne.

Osso-buco de veau, fondant et nappé de jus
☆☆☆☆☆Ustensiles
- Cocotte allant au four
- Four
- Planche à découper
- Couteau
- Pince de cuisine
- Râpe fine
Ingrédients
- 800 g tranches de jarret de veau avec os
- 30 g farine
- 3 cuillères à soupe huile d’olive
- 150 g oignon émincé
- 300 g carottes en dés
- 150 g céleri en dés
- 3 gousses ail
- 250 ml vin blanc sec
- 400 g tomates concassées
- 500 ml bouillon de veau ou de volaille
- 1 pièce bouquet garni
- 1 assaisonnement sel et poivre noir
- 4 cuillères à soupe persil haché et zeste de citron
Préparation
- Sécher les tranches de veau, entailler légèrement leur membrane périphérique, puis les assaisonner de sel et de poivre ; elles restent plates et uniformément assaisonnées.
- Fariner très légèrement les deux faces du veau, puis retirer l’excédent ; une pellicule fine et mate couvre la viande.
- Chauffer l’huile d’olive dans une cocotte, puis dorer le veau par fournées sur les deux faces ; la surface est dorée sans que le centre soit cuit.
- Faire revenir l’oignon, les carottes et le céleri dans la même cocotte à feu moyen ; les légumes commencent à s’attendrir et l’oignon devient translucide.
- Remettre le veau dans la cocotte, verser le vin blanc et le faire bouillir brièvement en raclant les sucs ; l’odeur d’alcool disparaît.
- Ajouter les tomates concassées, le bouillon et le bouquet garni ; le liquide arrive presque à mi-hauteur de la viande.
- Couvrir la cocotte et braiser au four à 160 °C jusqu’à ce que le veau soit très tendre ; une fourchette pénètre facilement dans la viande et les légumes sont fondants.
- Retirer le bouquet garni et rectifier l’assaisonnement ; le jus est brillant et nappant.
- Laisser reposer l’osso-buco couvert pendant 10 minutes ; la viande reste moelleuse et le jus se stabilise.
- Mélanger le persil, le zeste de citron et l’ail finement haché ; la gremolata est homogène.
- Parsemer l’osso-buco de gremolata juste avant de servir ; les herbes vertes sont visibles sur le jus brun-rouge.
Notes
Servir directement dans la cocotte ou avec un risotto alla milanese, une polenta crémeuse ou du pain de campagne.
Pour une version sans gluten, remplacer la farine par une fine couche de fécule de maïs et vérifier que le bouillon est certifié sans gluten.
Pour une version sans alcool, remplacer le vin par 250 ml de bouillon et une petite quantité de jus de citron.
Si le jus est trop liquide, retirer la viande et le réduire à découvert jusqu’à ce qu’il soit nappant.

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