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Potée de porc au chou, fondante et bien mijotée

Préparation de la recette étape par étape

1. Tailler les pommes de terre et les carottes

Épluchez les 800 g de pommes de terre et les quatre carottes. Coupez les pommes de terre en gros morceaux et les carottes en tronçons, en recherchant des pièces régulières qui pourront cuire ensemble dans le bouillon.

À ce stade, le signe de réussite est simple : les morceaux sont réguliers et prêts à cuire séparément. Ne les ajoutez pas encore à la cocotte ; le porc doit commencer son mijotage avant eux.

2. Préparer les aromates et le chou

Émincez les deux poireaux et l’oignon. Piquez l’oignon avec les deux clous de girofle, puis écrasez les deux gousses d’ail. Préparez également les deux brins de thym, les deux feuilles de laurier et le bouquet garni.

Détachez les feuilles du petit chou vert frisé et rincez-les. Les feuilles doivent être propres et séparées avant le blanchiment ; elles seront ensuite plus faciles à répartir dans la cocotte.

3. Blanchir le chou cinq minutes

Faites bouillir une grande quantité d’eau dans la casserole. Plongez-y les feuilles de chou pendant cinq minutes, puis retirez-les avec l’écumoire et égouttez-les.

Le bon repère est visuel : les feuilles sont assouplies mais gardent leur couleur verte. Ce blanchiment précède la cuisson dans le bouillon ; le chou ne doit pas encore être complètement tendre à cette étape.

4. Faire revenir les lardons et le porc

Placez les 100 g de lardons fumés dans la cocotte et faites-les revenir jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer. Leur graisse doit être légèrement fondue, sans attendre une coloration trop poussée.

Ajoutez ensuite les 800 g d’épaule ou de jarret de porc. Faites dorer les morceaux sur plusieurs faces ; ils doivent être légèrement colorés avant l’ajout des aromates et du liquide.

Ajoutez les poireaux, l’oignon piqué, l’ail, le thym, le laurier et le bouquet garni. Les poireaux commencent à s’attendrir : c’est le signe qu’ils ont reçu suffisamment de chaleur avant le mouillage.

5. Mouiller et porter à frémissement

Versez 1,8 l d’eau ou de bouillon non salé dans la cocotte. Ajoutez la cuillère à café de sel et la cuillère à café de poivre noir en grains, puis portez le liquide à frémissement autour de 95 °C.

Le liquide doit frémir doucement, sans bouillir fortement. Une ébullition vive trouble le bouillon et correspond à l’une des causes d’un bouillon trop gras ou trouble ; retirez l’écume éventuelle avec l’écumoire au début.

6. Mijoter le porc

Couvrez la cocotte et laissez mijoter le porc à feu doux pendant 50 minutes autour de 90 °C. La viande commence alors à s’attendrir et l’écume éventuelle doit avoir été retirée de la surface.

Maintenez le frémissement plutôt qu’une ébullition. Le porc doit poursuivre une cuisson régulière dans le bouillon, et sa surface doit progressivement devenir fibreuse et moelleuse. Pour la sécurité alimentaire, cuisez le porc jusqu’à au moins 71 °C à cœur ; visez environ 74 °C pour les morceaux mijotés.

7. Ajouter les carottes et les pommes de terre

Après ces 50 minutes, ajoutez les tronçons de carottes et les gros morceaux de pommes de terre. Ils doivent être immergés ou presque immergés dans le bouillon, puis la cocotte doit être couverte.

Poursuivez la cuisson pendant 20 minutes à frémissement doux, autour de 90 °C. Les pommes de terre commencent à s’attendrir sans se défaire : elles doivent encore résister légèrement avant l’arrivée du chou et des saucisses.

8. Terminer avec le chou et les saucisses

Ajoutez le chou blanchi et les quatre saucisses, puis poursuivez la cuisson à couvert pendant 20 minutes autour de 90 °C. Les saucisses fraîches doivent être complètement cuites avant le service, avec une température interne d’au moins 71 °C.

Les signes de réussite sont précis : le chou est souple, les pommes de terre se percent facilement et les saucisses sont bien chaudes. À l’œil, le chou paraît effeuillé, les pommes de terre et les carottes restent denses, tandis que les saucisses présentent une peau luisante et dorée.

9. Retirer les aromates et rectifier

Retirez le bouquet garni, les brins de thym, les feuilles de laurier et les clous de girofle. Goûtez le bouillon, puis ajoutez la pincée de poivre noir moulu et le sel restant seulement si nécessaire.

Le bouillon réussi reste clair, parfumé et équilibré, sans être excessivement salé. Si les lardons ou les saucisses sont très salés, le goût final doit guider la rectification plutôt que la quantité prévue au départ.

10. Laisser reposer et servir

Laissez la potée reposer dix minutes à couvert. Le bouillon reste chaud et légèrement brillant, tandis que le porc devient tendre et que les légumes demeurent reconnaissables.

Parsemez les deux cuillères à soupe de persil plat. Répartissez ensuite le porc, les saucisses et les légumes dans des bols creux, en donnant à chaque portion du bouillon et des morceaux reconnaissables. Servez très chaud.

Quelles erreurs éviter pendant la cuisson ?

Un bouillon trouble ou très gras vient d’une ébullition forte ou d’une écume laissée en surface. Gardez un frémissement doux, écumez au début et retirez l’excès de graisse avant de servir.

Un porc sec ou dur résulte d’un morceau trop maigre, d’une cuisson trop courte ou d’une chaleur trop vive. Choisissez une épaule, une palette ou un jarret, puis prolongez le mijotage à feu doux plutôt que d’augmenter la température.

Si les pommes de terre se transforment en purée, elles étaient probablement trop petites ou ajoutées trop tôt. Coupez-les en gros morceaux et respectez leur ajout après les 50 premières minutes de cuisson du porc.

Un chou trop fade ou soufré peut être lié à une cuisson excessive ou à l’absence de blanchiment. Blanchissez-le cinq minutes, puis ajoutez-le assez tard pour qu’il soit tendre sans se désagréger.

Une potée trop salée vient d’un bouillon salé et de saucisses fumées additionnés sans contrôle. Employez un liquide non salé, salez légèrement au départ et rectifiez seulement après avoir goûté le bouillon final.

Comment conserver et réchauffer une potée de porc ?

Refroidissez rapidement les restes et placez-les au réfrigérateur dans les deux heures suivant la fin de la cuisson, plus rapidement par forte chaleur. Couvrez-les et conservez-les à 4 °C ou moins pendant trois à quatre jours.

La potée se congèle pendant deux à trois mois, de préférence en portions avec le bouillon. Après décongélation, les pommes de terre peuvent devenir plus farineuses.

Réchauffez une portion doucement jusqu’à ce que le centre soit fumant et très chaud. Ne laissez pas la potée plusieurs heures à température ambiante, ne réchauffez pas plusieurs fois la même portion et ne conservez pas une portion déjà réchauffée.

Quelles variantes de la potée peut-on préparer ?

La version à la palette ou au jarret suit le même principe de mijotage. Ces morceaux remplacent l’épaule dans la quantité prévue, sans modifier la présence du chou, des légumes ou du bouillon.

Avec des saucisses fraîches de porc, ajoutez-les suffisamment tôt pour qu’elles atteignent leur cuisson complète. Avec des saucisses fumées, contrôlez davantage le sel, car elles peuvent renforcer la salinité du bouillon avec les lardons.

Pour une potée de porc sans gluten, choisissez des saucisses et un bouillon certifiés sans gluten. Le plat contient du porc et peut contenir du gluten selon les produits utilisés ; vérifiez donc les indications des emballages.

La recette est naturellement sans produits laitiers si le bouillon et les saucisses n’en contiennent pas.

Que servir avec une potée de porc ?

Servez la potée très chaude dans des bols creux, avec le porc, les saucisses et les légumes immergés dans le bouillon clair. Le persil plat est réparti à la fin, et les grains de poivre noir ont déjà parfumé le liquide pendant le mijotage.

La moutarde forte se sert à part avec le porc et les saucisses. Le pain de campagne accompagne le bouillon et les légumes, tandis que les cornichons apportent leur acidité à côté de la viande et des saucisses.

Chaque portion doit conserver des morceaux reconnaissables : une part de porc tendre et fibreux, une saucisse à la peau luisante et dorée, des pommes de terre et des carottes denses, ainsi que du chou souple et effeuillé.

FAQ : les questions posées sur la potée de porc

Combien de temps faut-il pour cuire une potée de porc ?

La préparation demande 20 minutes, puis la cuisson dure environ 110 minutes, repos compris, pour un total de 140 minutes. Le porc mijote d’abord 50 minutes, les carottes et pommes de terre cuisent 20 minutes, puis le chou et les saucisses terminent la cuisson pendant 20 minutes avant dix minutes de repos.

Quelle température pour une potée de porc ?

Le liquide doit rester à un frémissement doux autour de 90 °C pendant le mijotage. Le porc et les saucisses doivent atteindre au moins 71 °C à cœur ; pour les morceaux de porc en ragoût, visez environ 74 °C. Évitez l’ébullition forte, qui trouble le bouillon.

Comment éviter que les pommes de terre se défassent dans la potée ?

Coupez les pommes de terre à chair ferme en gros morceaux réguliers et ajoutez-les seulement après les 50 premières minutes de mijotage du porc. Faites-les cuire 20 minutes avant d’ajouter le chou et les saucisses. Elles doivent se percer facilement tout en restant reconnaissables.

Combien de temps peut-on conserver une potée de porc ?

Refroidissez rapidement la potée, couvrez-la et conservez-la trois à quatre jours au réfrigérateur à 4 °C ou moins. Réfrigérez les restes dans les deux heures suivant la cuisson, plus rapidement par forte chaleur, puis réchauffez-les jusqu’à ce que le centre soit fumant.

Que servir avec une potée de porc ?

Servez-la très chaude avec de la moutarde forte, du pain de campagne ou des cornichons à part. La moutarde accompagne le porc et les saucisses, le pain recueille le bouillon et les légumes, et les cornichons apportent leur acidité à la richesse du plat.

Ce qu’il faut retenir pour réussir cette potée

La réussite repose sur un mijotage doux, un ordre d’ajout précis et un assaisonnement mesuré. Faites d’abord dorer les lardons et le porc, laissez la viande s’attendrir dans le bouillon, puis ajoutez les légumes fermes avant le chou blanchi et les saucisses.

Le bon résultat se reconnaît dans le bol : le bouillon reste clair et légèrement brillant, le porc est fibreux et moelleux, les saucisses sont bien chaudes, le chou souple et effeuillé, et les pommes de terre ainsi que les carottes gardent une texture cuite et dense.

Contrôlez enfin la température du porc et des saucisses, goûtez avant de saler davantage et respectez le refroidissement dans les deux heures. Avec ces repères, cette potée française devient un plat complet, généreux et fiable à refaire.

Potée de porc au chou, fondante et bien mijotée

Potée de porc au chou, fondante et bien mijotée

☆☆☆☆☆
Préparation : 20 minCuisson : 110 minTotal : 130 minPortions : 4Difficulté : FacileCuisine : FrançaiseCalories : 850 kcal

Ustensiles

  • grande casserole
  • écumoire
  • cocotte avec couvercle
  • couteau de cuisine
  • planche à découper
  • bols creux

Ingrédients

  • 800 g épaule ou jarret de porc
  • 4 pièces saucisses de porc fumées ou fraîches
  • 1 petit chou vert frisé
  • 800 g pommes de terre à chair ferme
  • 4 pièces carottes
  • 2 pièces poireaux
  • 1 pièce oignon
  • 2 pièces gousses d'ail
  • 100 g lardons fumés
  • 1 pièce bouquet garni
  • 2 brins thym
  • 2 feuilles laurier
  • 2 pièces clous de girofle
  • 1 cuillère à café poivre noir en grains
  • 2 cuillères à soupe persil plat
  • 1,8 l eau ou bouillon non salé
  • 1 cuillère à café sel
  • 1 pincée poivre noir moulu

Préparation

  1. Éplucher les pommes de terre et les carottes, puis couper les pommes de terre en gros morceaux et les carottes en tronçons ; les morceaux sont réguliers.
  2. Émincer les poireaux et l'oignon, piquer l'oignon avec les clous de girofle, puis écraser les gousses d'ail ; les aromates sont prêts.
  3. Détacher les feuilles du chou et les rincer ; les feuilles sont propres et séparées.
  4. Blanchir le chou 5 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante, puis l'égoutter ; les feuilles sont assouplies mais restent vertes.
  5. Faire revenir les lardons dans une cocotte jusqu'à ce qu'ils commencent à dorer ; leur graisse est légèrement fondue.
  6. Faire dorer les morceaux de porc dans la cocotte avec les lardons ; la viande est colorée sur plusieurs faces.
  7. Ajouter les poireaux, l'oignon, l'ail, le thym, le laurier et le bouquet garni ; les poireaux commencent à s'attendrir.
  8. Verser l'eau ou le bouillon, ajouter le sel et le poivre en grains, puis porter à frémissement ; le liquide frémit sans bouillir fortement.
  9. Couvrir et mijoter le porc à feu doux pendant 50 minutes autour de 90 °C ; la viande commence à s'attendrir et l'écume éventuelle est retirée.
  10. Ajouter les carottes et les pommes de terre dans la cocotte ; les légumes sont presque immergés dans le bouillon.
  11. Couvrir et cuire 20 minutes à frémissement doux ; les pommes de terre commencent à s'attendrir sans se défaire.
  12. Ajouter le chou blanchi et les saucisses, puis poursuivre la cuisson à couvert pendant 20 minutes ; le chou est souple, les pommes de terre se percent facilement et les saucisses sont bien chaudes.
  13. Retirer le bouquet garni, le thym, le laurier et les clous de girofle, puis goûter le bouillon ; l'assaisonnement est équilibré.
  14. Rectifier avec le poivre moulu et le sel restant si nécessaire ; le bouillon n'est pas excessivement salé.
  15. Laisser reposer la potée 10 minutes à couvert ; le bouillon reste chaud et légèrement brillant.
  16. Parsemer de persil plat et répartir le porc, les saucisses et les légumes dans des bols creux ; chaque portion contient du bouillon et des morceaux reconnaissables.

Notes

Servir très chaud, avec de la moutarde forte, du pain de campagne ou des cornichons à part.
Pour un bouillon plus clair, maintenir un frémissement doux et retirer l'excès de graisse avant de servir.
Des saucisses fraîches de porc peuvent remplacer les saucisses fumées ; elles doivent être complètement cuites avant le service.
La potée peut être préparée avec une palette de porc à la place de l'épaule ou du jarret.
Le plat est naturellement sans produits laitiers si le bouillon et les saucisses n'en contiennent pas.
Pour une version sans gluten, choisir des saucisses et un bouillon certifiés sans gluten.

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