Osso buco de veau à l’italienne, sauce tomate mijotée aux carottes et céleri
Préparation de la recette étape par étape
1) Fariner et saisir le jarret de veau
Épongez bien les tranches de jarret avec du papier absorbant. Cette étape compte vraiment : une viande trop humide colore mal et risque de bouillir au lieu de saisir.
Salez et poivrez légèrement, puis farinez très légèrement chaque tranche. L’idée n’est pas d’obtenir une croûte épaisse, mais juste un voile fin qui aidera la sauce à se lier plus tard.
Faites chauffer une cocotte à feu moyen-vif avec un filet d’huile d’olive et, si vous aimez, une petite noix de beurre pour une couleur plus gourmande. Quand la matière grasse est bien chaude, déposez les tranches de veau sans les serrer. Laissez-les dorer 2 à 3 minutes par face, jusqu’à obtenir une belle coloration blonde à dorée.
Ne cherchez pas à les cuire complètement à ce stade. Le but est de développer les sucs et le goût. Réservez ensuite la viande sur une assiette.
2) Faire revenir la base de légumes
Baissez légèrement le feu si besoin, puis ajoutez les oignons émincés, les carottes en petits dés ou en fines demi-lunes, et le céleri taillé finement. Mélangez bien pour enrober les légumes des sucs de cuisson.
Laissez-les revenir 8 à 10 minutes, en remuant régulièrement. Ils doivent devenir fondants, légèrement translucides, et commencer à prendre une teinte blonde. Cette base doit sentir bon le sucré des oignons, avec la fraîcheur du céleri et la douceur des carottes.
Ajoutez ensuite l’ail haché, le laurier, le thym et, si vous en utilisez, un petit brin de romarin. Faites cuire 1 minute de plus, juste le temps de libérer les parfums sans brûler l’ail.
3) Déglacer et ajouter la tomate
Versez le vin blanc ou rouge, si vous en utilisez, pour déglacer la cocotte. Le liquide doit grésiller et décoller les sucs accrochés au fond. Grattez bien avec une cuillère en bois afin de récupérer toute cette base brunie, très importante pour la profondeur de goût.
Laissez réduire 2 à 3 minutes, jusqu’à ce que l’odeur d’alcool se soit nettement adoucie.
Ajoutez ensuite les tomates concassées ou la passata. Mélangez soigneusement avec les légumes. À ce stade, la sauce doit déjà avoir une belle couleur rouge orangé, assez dense, mais encore fluide.
Replacez les tranches de veau dans la cocotte, en les nichant dans la sauce. Le liquide doit arriver environ aux deux tiers de la hauteur de la viande. Si nécessaire, ajoutez un peu de bouillon chaud ou d’eau chaude pour ajuster le niveau.
4) Mijoter à couvert jusqu’au fondant
Portez très doucement à frémissement, puis baissez le feu au minimum. Couvrez et laissez mijoter entre 1 h 30 et 2 h, selon l’épaisseur des tranches et la tendreté recherchée.
Retournez les morceaux toutes les 30 à 40 minutes pour une cuisson plus régulière. Si la sauce épaissit trop vite, ajoutez simplement un peu de bouillon chaud. À l’inverse, si elle vous paraît trop liquide en fin de cuisson, retirez le couvercle sur les 10 à 15 dernières minutes pour la faire réduire.
La bonne cuisson se reconnaît à plusieurs signes :
- la viande se détache facilement à la fourchette, sans s’effriter complètement ;
- la chair devient pâle, moelleuse et presque nacrée ;
- la sauce nappe la cuillère d’une couche brillante et onctueuse ;
- les légumes sont fondus, mais encore visibles.
C’est le moment où l’osso bucco prend toute sa personnalité : la viande devient tendre, la moelle reste appétissante, et la sauce gagne en rondeur.
5) Rectifier l’assaisonnement et finaliser la texture
Quand la viande est bien tendre, goûtez la sauce. Rectifiez le sel et le poivre noir avec attention. Le plat doit être franc en goût, mais pas salé de façon dominante.
Si vous trouvez la sauce un peu courte, laissez-la encore réduire quelques minutes à découvert. Elle doit être épaisse, brillante et bien liée naturellement, sans aspect sec ni pâteux.
Si au contraire elle vous semble trop concentrée, allongez avec une cuillère ou deux de bouillon chaud. Le bon équilibre se situe entre une sauce généreuse et une texture souple, capable d’enrober la viande et l’accompagnement.
6) Laisser reposer avant de servir
Comme beaucoup de plats mijotés, l’osso bucco de veau à l’italienne gagne à reposer 10 à 15 minutes hors du feu avant le service. Cette pause permet à la sauce de se stabiliser et aux saveurs de se fondre encore davantage.
Si vous le préparez à l’avance, laissez-le refroidir puis réchauffez-le doucement à feu très doux. Le résultat est souvent encore plus harmonieux le lendemain.
Astuces de cheffe pour un résultat vraiment fondant
Ne faites pas bouillir le plat trop fort. Une ébullition vive durcit les fibres et trouble la sauce. Le mijotage doit rester discret, avec de petits frémissements seulement.
Ne surchargez pas la cocotte au moment de la saisie. Si les tranches se touchent trop, elles vont rendre de l’eau et colorer moins bien. Travaillez plutôt en deux fois si nécessaire.
La farine doit rester légère. Trop de farine donnerait une sauce lourde et farineuse. Le but est seulement d’aider la liaison.
Pensez aussi à la taille de la coupe des légumes. Des morceaux trop gros mettront plus de temps à fondre et risquent de déséquilibrer la texture finale. Des dés moyens sont idéaux : présents, mais discrets.
Enfin, si vous aimez une sauce plus lisse, vous pouvez écraser très légèrement quelques morceaux de carotte et d’oignon en fin de cuisson avec la cuillère. Cela épaissit naturellement sans ajouter autre chose.
Variantes simples sans trahir la recette
Si vous préférez une sauce plus douce, utilisez la passata. Elle donne une texture plus homogène et un rendu plus lisse, très agréable avec de la polenta crémeuse.
Si vous aimez une note plus rustique et un peu plus vive, choisissez les tomates concassées. Elles laissent davantage de morceaux dans la sauce et donnent un aspect plus vivant.
Le vin blanc apporte une nuance plus légère et plus fraîche. Le vin rouge donne une sauce plus profonde, légèrement plus sombre et très enveloppante. Dans les deux cas, la réduction doit être bien faite pour garder un goût net.
Vous pouvez aussi ajuster les herbes selon votre goût, sans trop en faire. Le laurier, le thym et un petit peu de romarin suffisent largement à évoquer une vraie cuisine italienne familiale.
Comment servir l’osso bucco de veau à l’italienne
Servez le plat bien chaud, dans une assiette creuse ou directement dans la cocotte de service pour un esprit convivial. Déposez une tranche de veau, nappez généreusement de sauce, puis ajoutez les légumes autour.
La gremolata, si vous la préparez, se met seulement au dernier moment. Mélangez le zeste de citron, le persil plat finement ciselé et une petite pointe d’ail, puis parsemez juste avant de servir. Ce contraste apporte de la fraîcheur et réveille la richesse de la sauce.
En accompagnement, la polenta crémeuse est un choix très gourmand : elle absorbe la sauce et adoucit le plat. Les pâtes fraîches fonctionnent aussi très bien, tout comme une purée maison si vous voulez un service plus familial.
Pour un dressage simple et réussi, pensez à laisser apparaître l’os et la moelle. C’est ce détail qui donne toute sa générosité à l’osso bucco.
Conservation et préparation à l’avance
Ce plat se conserve très bien 2 à 3 jours au réfrigérateur dans un récipient hermétique. La sauce protège la viande, qui reste moelleuse si elle est réchauffée doucement.
Pour réchauffer, utilisez une casserole à feu doux ou un four doux, en ajoutant un petit peu de bouillon si la sauce a épaissi. Évitez le micro-ondes puissant, qui risque d’assécher la viande.
L’osso bucco est même un excellent plat à préparer la veille. Une nuit de repos améliore souvent la profondeur de la sauce et la cohésion des saveurs. Si vous recevez, vous pouvez donc le cuisiner à l’avance en toute sérénité.
Valeurs nutritionnelles approximatives
Pour une portion, comptez environ 430 à 520 kcal selon la quantité de matière grasse utilisée et l’accompagnement choisi. Le plat apporte des protéines de qualité grâce au veau, des légumes mijotés, et une sauce plutôt équilibrée si vous servez avec polenta, pâtes ou purée en portion raisonnable.
FAQ
Comment savoir si l’osso bucco de veau est bien cuit ?
La viande doit se détacher facilement à la fourchette tout en gardant sa forme. La chair devient très tendre, et la sauce nappe bien la cuillère. Si le jarret résiste encore, poursuivez la cuisson doucement par tranches de 15 minutes.
Peut-on préparer l’osso bucco la veille ?
Oui, et c’est même conseillé. Comme beaucoup de plats mijotés, l’osso bucco gagne en goût après repos. Conservez-le au frais, puis réchauffez-le lentement à feu doux avec un peu de bouillon si la sauce a trop épaissi.
Faut-il utiliser du vin dans l’osso bucco ?
Le vin est optionnel, mais il apporte une belle profondeur après réduction. Le vin blanc donne un résultat plus léger, le rouge une sauce plus ronde et plus intense. Si vous n’en utilisez pas, remplacez-le par un peu de bouillon chaud.
Avec quoi servir l’osso bucco à l’italienne ?
La polenta crémeuse est l’accompagnement le plus classique et le plus gourmand. Les pâtes fraîches ou une purée maison fonctionnent aussi très bien. L’important est d’avoir un accompagnement capable de retenir la sauce rouge et nappante.
Conclusion
Cet osso bucco de veau à l’italienne est un vrai plat de cuisine familiale, généreux et réconfortant. Si vous aimez les viandes fondantes et les sauces longues en bouche, gardez cette recette sous la main : elle est parfaite à partager, à préparer à l’avance et à refaire sans hésiter.

Osso buco de veau à l’italienne, sauce tomate mijotée aux carottes et céleri
★★★★★5.0 (2)Ingrédients
- 4 tranches de jarret de veau (avec os, environ 1,2 kg au total)
- 2 c. à soupe d’huile d’olive
- 1 c. à soupe de beurre (optionnel, pour la rondeur)
- 2 carottes (en rondelles)
- 2 branches de céleri (en tronçons)
- 1 oignon jaune (émincé)
- 2 gousses d’ail (hachées)
- 2 c. à soupe de farine (pour saucer la viande)
- 400 g de tomates concassées ou 500 g de passata (selon disponibilité)
- 150 à 200 ml de vin blanc sec (ou rouge léger)
- 500 à 700 ml de bouillon de veau ou bouillon de volaille chaud
- 1 feuille de laurier
- 1 brin de thym (ou 1/2 c. à café)
- Sel fin
- Poivre noir fraîchement moulu
- Zeste de 1/2 citron (option, pour gremolata)
- 1 petite poignée de persil plat (option, pour gremolata)
Préparation
- Saler et poivrer les tranches de jarret. Les fariner légèrement, en secouant l’excédent.
- Chauffer l’huile d’olive (et le beurre si utilisé) dans une cocotte. Saisir les tranches 3 à 4 minutes par face, jusqu’à belle coloration. Réserver.
- Dans la même cocotte, faire revenir l’oignon, puis ajouter carottes et céleri. Faire suer 5 à 7 minutes.
- Ajouter l’ail et les aromates (laurier, thym). Mélanger 30 secondes.
- Déglacer avec le vin, gratter les sucs et laisser réduire 2 à 3 minutes.
- Incorporer la tomate concassée (ou passata). Mélanger pour homogénéiser la sauce.
- Remettre la viande dans la cocotte. Mouiller avec le bouillon chaud jusqu’à mi-hauteur (ajuster si besoin). Porter à frémissement.
- Couvrir et mijoter à feu doux 1 h 30 à 2 h, en retournant la viande à mi-cuisson. La viande doit être très tendre et la sauce nappante.
- Si la sauce est trop liquide : laisser réduire à découvert 5 à 10 minutes. Si trop épaisse : ajouter un peu de bouillon/eau chaude.
- Rectifier l’assaisonnement (sel, poivre). Servir très chaud, avec option gremolata (zeste de citron + persil + ail haché) ajoutée au dernier moment.

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