Osso buco de veau à l’italienne, sauce tomate mijotée aux carottes et céleri
Cet osso bucco de veau à l’italienne est le genre de plat qui embaume la cuisine dès les premières minutes et donne immédiatement envie de s’attabler. On y retrouve des tranches de jarret de veau doucement braisées, une sauce tomate mijotée aux carottes et au céleri, des parfums d’ail et d’herbes, puis cette texture si recherchée : une viande tendre, presque confite, qui se détache à la fourchette sans perdre sa tenue. C’est une recette simple dans son principe, mais très généreuse dans le résultat.
Ce qui fait la réussite de ce plat, ce n’est pas une succession de gestes compliqués. C’est surtout l’ordre de travail, la patience et le soin apporté à la base aromatique. On commence par donner de la couleur à la viande, puis on construit une garniture de légumes fondants, avant de déglacer et de laisser la sauce se concentrer doucement. L’osso bucco de veau à l’italienne fonctionne si bien parce que chaque étape prépare la suivante : la saisie apporte du goût, les légumes donnent du fond, la tomate apporte la rondeur, et la cuisson lente transforme le jarret en morceau fondant et moelleux.
C’est aussi une recette très agréable à servir quand on reçoit. Elle supporte parfaitement l’attente, se réchauffe très bien et devient même souvent meilleure après repos, quand les saveurs ont eu le temps de se fondre. Avec une polenta crémeuse, des pâtes fraîches ou même une simple purée maison, vous obtenez un plat principal réconfortant, élégant sans être guindé, et franchement gourmand.
Pourquoi cette recette d’osso bucco fonctionne si bien
L’osso bucco repose sur une logique culinaire très efficace : un morceau de viande riche en collagène, cuit longtemps dans un environnement humide et parfumé. Le jarret de veau, découpé en tranches avec l’os et la moelle, n’est pas un morceau à cuire vite. Il a besoin de temps pour devenir tendre, mais c’est précisément ce temps qui lui donne sa texture si caractéristique. La cuisson lente permet aux fibres de s’assouplir, tandis que le jus de cuisson se charge peu à peu des sucs de la viande, des légumes et de la tomate.
La sauce joue un rôle essentiel. Ici, elle n’est pas seulement là pour napper : elle porte le plat. Les tomates concassées ou la passata apportent la base rouge, franche et douce à la fois. Les carottes adoucissent l’acidité, le céleri donne une note plus fraîche et légèrement végétale, les oignons créent le fond sucré, et l’ail relève discrètement l’ensemble. Le résultat doit être épais, brillant, bien lié naturellement, avec des morceaux de légumes encore visibles pour garder du relief.
Ce plat est aussi intéressant parce qu’il est équilibré. La richesse du jarret et de la moelle est compensée par l’acidité de la tomate et la fraîcheur d’une gremolata, si vous choisissez d’en ajouter au service. Ce contraste rend chaque bouchée plus nette, plus vivante. C’est ce qui évite à l’osso bucco d’être lourd malgré son côté généreux.
Quels ingrédients pour un osso bucco de veau à l’italienne réussi ?
Le jarret de veau, la pièce centrale
Prévoyez 4 tranches de jarret de veau, idéalement épaisses, avec l’os au centre et la moelle bien visible. C’est la pièce signature de l’osso bucco. Elle apporte la texture fondante, le goût de viande délicat et ce côté très gourmand de la moelle qui enrichit la sauce pendant la cuisson. Choisissez un veau clair, régulier, avec une viande bien bordée mais pas trop grasse.
Si votre boucher peut vous couper des tranches de taille homogène, c’est encore mieux : elles cuiront de façon plus régulière. Évitez les morceaux trop fins, qui risqueraient de se dessécher avant d’avoir eu le temps de devenir moelleux.
Oignons, carottes et céleri : la base aromatique indispensable
Comptez 2 oignons, 2 carottes et 2 branches de céleri. Cette base, souvent appelée mirepoix, construit le fond du plat. Les oignons apportent une douceur naturelle, les carottes arrondissent la sauce et lui donnent une légère note sucrée, tandis que le céleri ajoute une fraîcheur aromatique très utile dans une cuisson longue.
Choisissez des légumes fermes, bien parfumés, sans humidité excessive. Des carottes un peu épaisses sont parfaites ici, car elles gardent une jolie texture après mijotage au lieu de disparaître complètement dans la sauce.
Tomates concassées ou passata : pour une sauce rouge et nappante
Il vous faudra 700 à 800 g de tomates concassées ou de passata. Les deux options conviennent, mais elles donnent des résultats légèrement différents. Les tomates concassées apportent un peu plus de matière et une sauce avec des petits morceaux visibles. La passata donne une sauce plus lisse, plus uniforme et souvent plus nappante.
Dans les deux cas, l’idée est d’obtenir une sauce tomate cuite, réduite et savoureuse, pas une simple sauce liquide. Si vos tomates sont très acides, la cuisson longue et les légumes suffiront souvent à les équilibrer. Il n’est pas nécessaire de sucrer systématiquement.
Ail et aromates : le parfum italien
Prévoyez 2 à 3 gousses d’ail, 1 feuille de laurier, 1 à 2 branches de thym et, si vous aimez les notes plus méditerranéennes, un petit brin de romarin. Ces aromates apportent la signature italienne sans prendre le dessus. Le secret est de rester mesuré : un osso bucco doit sentir la tomate, la viande et les légumes, pas uniquement les herbes.
L’ail doit rester discret et fondant. Il parfume la sauce, mais s’il est trop brûlé ou trop abondant, il peut rendre le plat amer.
Vin blanc ou vin rouge : un ajout optionnel mais très utile
Un peu de vin, environ 10 à 15 cl, aide vraiment à construire la profondeur de la sauce. Le vin blanc apporte de la fraîcheur et une belle vivacité. Le vin rouge donne un résultat plus rond, plus dense, avec une couleur un peu plus soutenue. Les deux fonctionnent ; choisissez selon votre goût et ce que vous avez sous la main.
Si vous préférez cuisiner sans alcool, vous pouvez tout à fait remplacer par un peu de bouillon chaud supplémentaire. La recette restera gourmande, simplement un peu plus douce en goût.
Bouillon ou eau chaude : pour une cuisson douce
Prévoyez du bouillon de volaille ou de veau, ou à défaut de l’eau chaude. Le bouillon donne davantage de relief et soutient la sauce. L’eau reste possible, mais il faudra compter davantage sur la concentration de la tomate, des légumes et des sucs de cuisson pour créer de la profondeur.
L’important est de ne pas noyer la viande. L’osso bucco ne doit pas bouillir dans trop de liquide : il doit mijoter doucement pour que la sauce réduise et s’épaississe naturellement.
Farine, huile d’olive et beurre : pour la couleur et la liaison
La farine sert à enrober légèrement la viande avant saisie. Elle aide à obtenir une belle coloration et participe aussi à une sauce un peu plus veloutée, sans l’alourdir. Il en faut peu : juste assez pour poudrer les tranches de jarret.
Côté matière grasse, utilisez de l’huile d’olive pour l’âme méditerranéenne de la recette, et si vous le souhaitez une petite noix de beurre pour renforcer la couleur à la saisie. L’huile d’olive seule fonctionne très bien aussi. L’essentiel est d’avoir une matière grasse qui supporte la coloration sans brûler.
Sel et poivre : l’assaisonnement de base
Le sel et le poivre noir sont indispensables, mais mieux vaut les ajuster avec mesure au départ. La sauce réduira pendant la cuisson, donc il est plus prudent de rectifier à la fin. Un assaisonnement bien dosé permet de garder un goût net, sans excès.
Option gremolata pour le service
La gremolata n’est pas obligatoire, mais elle apporte une vraie fraîcheur au moment de servir. Préparez éventuellement un peu de zeste de citron, du persil plat et une petite pointe d’ail haché très finement. Cette finition, ajoutée au dernier moment, réveille le plat et équilibre parfaitement la richesse du veau.
Peut-on remplacer certains ingrédients ?
Oui, mais il vaut mieux rester dans l’esprit du plat. Le jarret de veau reste la base idéale pour obtenir cette texture fondante et ce goût délicat. Si vous devez adapter, gardez en tête que la recette repose sur une cuisson lente d’un morceau gélatineux, capable de devenir tendre sans se désagréger trop vite.
Pour les tomates, choisissez soit des concassées, soit de la passata, mais gardez une seule logique de sauce pour éviter de changer la consistance en cours de route. Pour les herbes, le trio laurier-thym-romarin n’est pas obligatoire dans sa totalité : un laurier et du thym suffisent déjà à donner une belle identité italienne.
Si vous n’avez pas de vin, un peu de bouillon supplémentaire fera le travail. En revanche, évitez de remplacer les carottes ou le céleri par des légumes plus aqueux ou trop puissants, car ils modifieraient l’équilibre du plat. Ici, on recherche une sauce rouge bien construite, pas un ragoût improvisé.
Quel matériel prévoir avant de commencer ?
Une grande cocotte à fond épais est l’ustensile le plus pratique. Elle permet de bien saisir la viande, de faire revenir les légumes et de maintenir une cuisson douce et régulière ensuite. Si vous n’avez pas de cocotte, une grande sauteuse profonde avec couvercle peut convenir, à condition de surveiller de près la température.
Prévoyez aussi une planche, un bon couteau, une cuillère en bois et, si possible, une pince de cuisine pour manipuler les morceaux de jarret sans les abîmer. Un petit bol pour la farine et un autre pour préparer les légumes à l’avance facilitent aussi beaucoup l’organisation.
Avoir tout prêt avant de commencer change vraiment l’expérience en cuisine. L’osso bucco demande de l’attention au départ, puis laisse place à une cuisson tranquille. Mieux vaut donc préparer les légumes, mesurer le vin, vérifier le bouillon et sortir la viande avant d’allumer le feu.
Ce qu’il faut préparer avant de lancer la cuisson
Avant de passer à la suite, prenez le temps de bien organiser vos éléments. Émincez les oignons, coupez les carottes en petits dés ou en fines demi-rondelles, détaillez le céleri en petits morceaux réguliers, puis hachez l’ail. Si vous utilisez du persil pour la fin, gardez-le de côté au réfrigérateur.
Séchez légèrement les tranches de jarret avec du papier absorbant : cela aide à obtenir une meilleure coloration. Assaisonnez-les au dernier moment pour garder une surface propre et favoriser la saisie. Préparez enfin votre liquide de cuisson, que ce soit le vin et le bouillon, ou simplement le bouillon si vous cuisinez sans alcool.
Le principe de cette recette est simple : une viande bien choisie, une base de légumes savoureuse et une cuisson longue qui transforme le tout en plat familial, parfumé et très fondant. Si vous respectez cette logique, vous obtiendrez un osso bucco de veau à l’italienne riche en goût, avec une sauce tomate bien nappante et des morceaux de jarret qui se détachent presque tout seuls.
Passez à la page suivante pour découvrir toutes les étapes.

Osso buco de veau à l’italienne, sauce tomate mijotée aux carottes et céleri
★★★★★5.0 (2)Ingrédients
- 4 tranches de jarret de veau (avec os, environ 1,2 kg au total)
- 2 c. à soupe d’huile d’olive
- 1 c. à soupe de beurre (optionnel, pour la rondeur)
- 2 carottes (en rondelles)
- 2 branches de céleri (en tronçons)
- 1 oignon jaune (émincé)
- 2 gousses d’ail (hachées)
- 2 c. à soupe de farine (pour saucer la viande)
- 400 g de tomates concassées ou 500 g de passata (selon disponibilité)
- 150 à 200 ml de vin blanc sec (ou rouge léger)
- 500 à 700 ml de bouillon de veau ou bouillon de volaille chaud
- 1 feuille de laurier
- 1 brin de thym (ou 1/2 c. à café)
- Sel fin
- Poivre noir fraîchement moulu
- Zeste de 1/2 citron (option, pour gremolata)
- 1 petite poignée de persil plat (option, pour gremolata)
Préparation
- Saler et poivrer les tranches de jarret. Les fariner légèrement, en secouant l’excédent.
- Chauffer l’huile d’olive (et le beurre si utilisé) dans une cocotte. Saisir les tranches 3 à 4 minutes par face, jusqu’à belle coloration. Réserver.
- Dans la même cocotte, faire revenir l’oignon, puis ajouter carottes et céleri. Faire suer 5 à 7 minutes.
- Ajouter l’ail et les aromates (laurier, thym). Mélanger 30 secondes.
- Déglacer avec le vin, gratter les sucs et laisser réduire 2 à 3 minutes.
- Incorporer la tomate concassée (ou passata). Mélanger pour homogénéiser la sauce.
- Remettre la viande dans la cocotte. Mouiller avec le bouillon chaud jusqu’à mi-hauteur (ajuster si besoin). Porter à frémissement.
- Couvrir et mijoter à feu doux 1 h 30 à 2 h, en retournant la viande à mi-cuisson. La viande doit être très tendre et la sauce nappante.
- Si la sauce est trop liquide : laisser réduire à découvert 5 à 10 minutes. Si trop épaisse : ajouter un peu de bouillon/eau chaude.
- Rectifier l’assaisonnement (sel, poivre). Servir très chaud, avec option gremolata (zeste de citron + persil + ail haché) ajoutée au dernier moment.

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