Far breton aux pruneaux traditionnel, facile et fondant
Préparation de la recette étape par étape
1. Préparer le moule et les pruneaux
Commencez par beurrer généreusement le moule, sans oublier les bords. Ce détail compte vraiment, car le far breton aux pruneaux traditionnel a tendance à accrocher légèrement en cuisson si le moule est trop sec. Un bon graissage facilite aussi le démoulage ou, selon votre habitude, le service directement dans le plat.
Déposez ensuite les pruneaux dénoyautés au fond du moule. Répartissez-les de façon régulière pour qu’il y ait des fruits dans chaque part. Si vos pruneaux vous paraissent un peu fermes, vous pouvez les laisser quelques minutes dans un peu d’eau tiède, puis bien les égoutter avant de les utiliser. Ils seront alors encore plus moelleux et fondants après cuisson.
2. Préparer la pâte sans grumeaux
Dans un grand saladier, cassez les œufs puis ajoutez le sucre et la pincée de sel. Fouettez jusqu’à obtenir un mélange homogène, plus clair et légèrement mousseux. Il n’est pas nécessaire de le faire doubler de volume : l’objectif est surtout de bien dissoudre le sucre et d’assouplir la base.
Ajoutez ensuite la farine, de préférence en une ou deux fois, en fouettant bien entre chaque ajout. La pâte va épaissir, c’est normal. C’est à ce moment-là qu’il faut être attentif : si vous versez tout le lait trop vite, vous risquez de créer des grumeaux. Pour un far lisse, ajoutez le lait entier tiède progressivement, en filet, tout en fouettant sans vous arrêter.
Vous devez obtenir une pâte fluide, lisse et souple, proche d’une pâte à crêpes un peu plus épaisse. Si vous utilisez du rhum ou un peu de vanille, ajoutez-les à ce moment-là. Le parfum doit rester discret et élégant, sans couvrir la douceur du lait ni la saveur des pruneaux.
3. Laisser la pâte reposer
Laissez la pâte macérer environ 30 minutes avant la cuisson. Ce repos n’est pas facultatif si vous voulez une texture vraiment réussie. Il permet à la farine de s’hydrater complètement, ce qui donne un far plus homogène, plus fondant et moins farineux en bouche.
Pendant ce temps, la pâte peut paraître un peu plus épaisse. C’est normal. Un léger épaississement au repos est même le signe qu’elle va bien se tenir au four tout en restant moelleuse au centre.
4. Verser et enfourner
Préchauffez votre four à 180 °C, chaleur traditionnelle de préférence. Versez délicatement la pâte sur les pruneaux dans le moule. Les fruits vont naturellement remonter un peu pendant la cuisson, ce qui est tout à fait attendu. C’est aussi ce qui donne au far cette allure rustique et gourmande, avec des pruneaux visibles dans la mie.
Enfournez pour 40 à 45 minutes. La surface doit devenir bien dorée, avec une teinte ambrée sur les bords et une coloration plus marquée par endroits. Le far gonfle légèrement pendant la cuisson, puis redescend un peu en refroidissant. C’est normal et même souhaitable : cette légère retombée participe à la texture dense mais souple du dessert.
5. Reconnaître la bonne cuisson
Le point délicat du far breton, c’est de trouver l’équilibre entre un cœur encore fondant et une structure suffisamment prise. En fin de cuisson, le centre doit être ferme au toucher mais garder une certaine souplesse. Si vous secouez doucement le moule, le milieu peut encore trembler très légèrement, sans être liquide.
Pour vérifier, plantez la pointe d’un couteau au centre : elle doit ressortir presque propre, avec éventuellement une trace humide, mais pas de pâte coulante. Si le dessus colore trop vite avant que l’intérieur soit cuit, couvrez-le légèrement avec une feuille de papier cuisson ou d’aluminium en fin de cuisson.
6. Laisser tiédir avant de couper
Sortez le far du four et laissez-le tiédir au moins 20 à 30 minutes avant de le découper. C’est une étape importante, car la texture se stabilise en refroidissant. Si vous le coupez trop tôt, les parts risquent de manquer de tenue.
Tiède, le far breton aux pruneaux traditionnel offre le meilleur contraste : la croûte est encore douce et légèrement croustillante sur les bords, tandis que le cœur reste tendre et fondant. C’est à ce moment-là qu’il est le plus agréable à servir.
Les gestes qui font vraiment la différence
Le premier secret d’un far réussi, c’est le lait tiède. Trop froid, il rend la pâte plus difficile à lisser. Trop chaud, il risque de cuire partiellement les œufs. Il doit être simplement tiède au toucher, comme un lait de pâtisserie confortable, pas brûlant.
Le deuxième secret, c’est l’ordre des ajouts. Les œufs et le sucre d’abord, puis la farine, puis le lait progressivement. Cette méthode évite les grumeaux et garantit une pâte bien homogène.
Le troisième secret, c’est la patience au repos. Même si la recette est simple, cette demi-heure de macération change vraiment la texture finale.
Erreurs à éviter
Ne versez pas tout le lait d’un coup dans la farine. C’est la meilleure façon d’obtenir une pâte granuleuse.
Ne prolongez pas trop la cuisson. Un far trop cuit perd son fondant et devient plus sec, alors que l’intérêt de cette recette est justement cette texture souple et douce.
Ne démoulez pas immédiatement si votre far est encore chaud et fragile. Il risquerait de se casser. Mieux vaut le laisser tiédir franchement avant de le découper.
Enfin, n’utilisez pas des pruneaux trop humides sans les égoutter. L’excès de liquide peut alourdir le fond du gâteau et déséquilibrer la texture.
Variantes proches de la version traditionnelle
Vous pouvez rester très proche de la recette de base tout en adaptant légèrement le parfum. Une touche de vanille donne une note plus ronde et douce, tandis qu’un peu de rhum apporte une profondeur plus classique, très appréciée dans les recettes de famille.
Si vous aimez un far encore plus parfumé, vous pouvez laisser les pruneaux reposer quelques minutes dans le rhum avant de les disposer dans le moule. Faites-le avec mesure : il faut que le fruit reste fondant, pas dominant.
Pour une version un peu plus rustique, certains laissent les pruneaux entiers bien visibles au fond du plat. D’autres les répartissent plus largement dans la pâte. Les deux fonctionnent, tant que la répartition reste régulière.
Comment servir le far breton aux pruneaux
Servez-le tiède ou à température ambiante, coupé en parts généreuses. La texture est alors idéale : suffisamment ferme pour tenir à la coupe, mais encore moelleuse au centre. Un simple plat de service suffit, car ce dessert se suffit à lui-même.
Vous pouvez l’accompagner d’un café, d’un thé noir ou d’un verre de cidre doux pour rester dans un esprit breton. Si vous le proposez en dessert familial, ajoutez simplement quelques fruits frais à côté, comme des quartiers de pomme ou de poire, pour apporter une note de fraîcheur. Inutile d’en faire trop : le far est déjà riche, parfumé et très gourmand.
À la découpe, les pruneaux doivent apparaître comme des taches sombres et brillantes dans une mie ambrée. La surface, elle, doit rester bien dorée, avec une légère croûte qui contraste avec le cœur fondant.
Préparation à l’avance et conservation
Le far breton aux pruneaux traditionnel se prépare très bien à l’avance. Vous pouvez le cuire la veille sans problème : il sera même souvent encore meilleur après quelques heures de repos, car les saveurs se fondent davantage.
Conservez-le au réfrigérateur s’il vous en reste, bien couvert, pendant 3 jours environ. Avant de le servir, laissez-le revenir à température ambiante ou réchauffez-le doucement quelques minutes au four. Évitez le micro-ondes trop fort, qui peut assécher la texture ou ramollir la croûte.
Si vous souhaitez le congeler, faites-le en parts déjà coupées. Emballez-les soigneusement et décongelez-les au réfrigérateur. La texture restera correcte, même si le far est toujours meilleur frais ou du lendemain.
Valeurs nutritionnelles approximatives
Pour une part sur 8, comptez environ 250 à 300 kcal selon l’épaisseur de la tranche et la taille des pruneaux. Le far apporte surtout des glucides, un peu de protéines grâce aux œufs et au lait, ainsi qu’une énergie douce et rassasiante.
C’est un dessert généreux, familial, plus nourrissant qu’un simple gâteau de goûter. Il trouve donc très bien sa place dans un repas convivial, en portion raisonnable.
FAQ
Comment savoir si le far breton aux pruneaux est cuit ?
Le far est cuit lorsque la surface est bien dorée, que les bords se détachent légèrement du moule et que le centre est pris tout en restant souple. La pointe d’un couteau doit ressortir presque sèche, avec seulement une trace humide, jamais de pâte liquide.
Pourquoi mon far breton est-il trop liquide au centre ?
Cela vient souvent d’une cuisson trop courte ou d’un four pas assez chaud. Le far doit cuire à 180 °C pendant 40 à 45 minutes environ. S’il tremble encore franchement au centre, prolongez la cuisson de quelques minutes jusqu’à obtenir une prise souple mais nette.
Peut-on préparer le far breton aux pruneaux la veille ?
Oui, et c’est même une bonne idée. Préparé la veille, le far gagne en tenue et en homogénéité. Conservez-le au frais, bien couvert, puis servez-le tiède ou à température ambiante. La texture reste fondante et les saveurs sont souvent plus équilibrées le lendemain.
Faut-il faire tremper les pruneaux avant cuisson ?
Ce n’est pas obligatoire, surtout s’ils sont déjà souples. En revanche, si vos pruneaux sont un peu secs, un court passage dans de l’eau tiède les rendra plus fondants. Égouttez-les toujours bien avant de les mettre dans le moule pour éviter d’ajouter trop d’humidité.
Conclusion
Ce far breton aux pruneaux traditionnel est le genre de dessert simple qu’on refait volontiers toute l’année : une pâte lisse, des fruits fondants, une croûte dorée et un cœur moelleux qui appelle une deuxième part. Essayez-le, gardez la recette sous la main et partagez-la autour de vous.

Far breton aux pruneaux traditionnel, facile et fondant
☆☆☆☆☆Ingrédients
- 4 œufs
- 120 g de sucre
- 120 g de farine
- 500 ml de lait tiède
- 20 pruneaux dénoyautés (environ 200 g selon taille)
- 1 pincée de sel
Préparation
- Préchauffez le four à 180 °C (chaleur tournante 170 °C). Beurrez légèrement un moule (ou un plat à bords hauts).
- Répartissez les pruneaux au fond du moule.
- Dans un saladier, fouettez les œufs avec le sucre et la pincée de sel jusqu’à obtenir un mélange homogène.
- Ajoutez la farine en pluie, puis versez le lait tiède progressivement en fouettant pour éviter les grumeaux.
- Laissez macérer 30 minutes à température ambiante.
- Versez la pâte sur les pruneaux.
- Enfournez 40 à 45 minutes : la surface doit être bien dorée et le centre pris (légèrement tremblotant).
- Laissez tiédir avant de découper et servez (tiède ou à température ambiante).

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