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Far breton aux pruneaux façon traditionnelle

Préparation de la recette étape par étape

1. Préparez les pruneaux si nécessaire

Si vos pruneaux sont un peu secs, faites-les tremper 10 à 15 minutes dans de l’eau tiède. Vous pouvez aussi les parfumer avec un trait de rhum si vous aimez cette note plus adulte, très classique dans le far breton. Ensuite, égouttez-les soigneusement. Ils doivent être souples, mais pas gorgés d’eau, sinon ils alourdiraient la pâte et détendraient trop la texture.

Si vos pruneaux sont déjà bien moelleux, ce passage reste facultatif. L’idée n’est pas de les transformer, mais de les rendre agréables en bouche, presque fondants au moment de la dégustation.

2. Fouettez les œufs avec le sucre

Dans un grand saladier, cassez les œufs et ajoutez la cassonade ou le sucre roux. Fouettez pendant une minute ou deux, jusqu’à obtenir un mélange homogène, plus clair et légèrement mousseux. Vous n’avez pas besoin de monter l’appareil, mais il doit être bien lisse.

C’est à ce moment que vous pouvez ajouter la vanille, et le rhum si vous en utilisez. Ces parfums s’expriment mieux dans une pâte bien battue, avant l’ajout du lait.

3. Incorporez la farine sans faire de grumeaux

Ajoutez la farine en pluie, progressivement, tout en fouettant. C’est un point important : si vous versez toute la farine d’un coup, les grumeaux se forment vite et deviennent pénibles à rattraper. La pâte doit rester souple et régulière.

Si vous avez choisi d’utiliser la levure chimique, ajoutez-la maintenant avec la farine. Mélangez juste assez pour obtenir une base homogène, sans trop travailler la pâte.

4. Détendez avec le lait petit à petit

Versez ensuite le lait entier en plusieurs fois, toujours en fouettant. Commencez par une petite quantité pour assouplir la pâte, puis ajoutez le reste progressivement. Cette méthode évite les grumeaux et donne une texture bien maîtrisée.

À ce stade, l’appareil doit être fluide, proche d’une pâte à crêpes un peu plus épaisse. Il ne doit pas être aussi liquide qu’un lait parfumé, ni aussi dense qu’une pâte à gâteau. Si vous soulevez le fouet, la pâte doit retomber en ruban souple.

Ajoutez le beurre fondu tiédi, puis la pincée de sel si votre beurre n’est pas demi-sel. Mélangez une dernière fois jusqu’à obtenir un appareil parfaitement lisse.

5. Laissez reposer la pâte si vous le pouvez

Si vous avez un peu de temps, laissez reposer l’appareil 30 minutes à 1 heure à température ambiante, ou un peu plus au frais si votre cuisine est chaude. Ce repos n’est pas obligatoire, mais il améliore vraiment la texture : la farine s’hydrate mieux, la pâte devient plus régulière et le far cuit souvent de façon plus homogène.

Sortez simplement la pâte du réfrigérateur quelques minutes avant de la verser si elle a refroidi.

6. Beurrez le plat généreusement

Préchauffez le four à 180 °C, chaleur statique de préférence. Choisissez un plat rectangulaire en verre ou en céramique, comme on en trouve souvent pour ce dessert. Beurrez-le généreusement, sans oublier les coins et les bords.

Le beurre ici n’est pas un détail. Il aide à la coloration, parfume les bords et facilite le service. Un plat bien beurré donne aussi cette petite croûte plus marquée sur les côtés, très agréable dans un far traditionnel.

7. Versez la pâte et répartissez les pruneaux

Versez l’appareil dans le plat beurré. Déposez ensuite les pruneaux dedans, en les répartissant de façon assez régulière. Ils n’ont pas besoin d’être parfaitement alignés : l’objectif est d’obtenir un far aux pruneaux bien visibles, avec des bouchées fruitées dans plusieurs parts.

Si les pruneaux remontent un peu à la surface, c’est normal. À la cuisson, certains resteront au fond, d’autres seront juste pris dans la mie. C’est exactement ce qui fait le charme de ce dessert.

8. Faites cuire jusqu’à belle coloration

Enfournez pour environ 45 à 55 minutes, selon votre four et l’épaisseur du far. Le dessus doit devenir bien doré, presque ambré sur les bords, avec une surface légèrement bombée et ferme au toucher.

Le centre peut encore trembler très légèrement à la sortie du four, mais il ne doit pas être liquide. Si vous enfoncez la lame d’un couteau, elle doit ressortir propre, avec éventuellement une humidité légère, mais sans pâte crue.

Surveillez surtout la coloration à partir des 35 à 40 minutes. Si le dessus colore trop vite, vous pouvez poser une feuille de papier cuisson ou d’aluminium sans serrer. L’objectif est d’obtenir une croûte dorée, pas brûlée.

9. Laissez tiédir avant de couper

Le far breton continue de se stabiliser en refroidissant. C’est pourquoi il faut le laisser tiédir au moins 20 à 30 minutes avant de le servir. Si vous le coupez trop tôt, il risque de se casser ou de sembler trop fragile.

Tiédi, il révèle mieux son équilibre : une surface un peu ferme, une mie tendre, et ce cœur moelleux qui rappelle presque un flan épais. Froid, il est aussi très bon, avec une tenue plus nette.

Les signes d’un far réussi

Un far breton aux pruneaux bien cuit doit présenter trois repères simples. D’abord, la surface est dorée et légèrement brillante par endroits. Ensuite, les bords se décollent à peine du plat. Enfin, le centre est pris mais encore souple, sans effet sec ni mousseux.

Si votre far semble trop tremblotant après cuisson, prolongez de quelques minutes. S’il est déjà très ferme et pâle, il est probablement un peu trop cuit ou votre four chauffe faiblement en dessous.

Les erreurs à éviter

La première erreur consiste à verser un appareil trop liquide. Le far devient alors trop proche d’une crêpe épaisse et perd son côté fondant. À l’inverse, une pâte trop dense donne un dessert compact et moins agréable en bouche.

Autre piège courant : surcuire le far. C’est ce qui le rend sec, alors que l’on cherche justement une texture moelleuse et crémeuse au centre. Mieux vaut arrêter dès que la lame ressort presque propre et que la surface est joliment colorée.

Évitez aussi de noyer les pruneaux. Ils doivent être égouttés si vous les avez fait tremper, sinon ils détendent l’ensemble et peuvent créer une zone trop humide au fond du plat.

Astuces de cheffe pour une texture encore plus agréable

Si vous aimez les fars très fondants, utilisez un plat un peu large plutôt qu’un récipient trop profond. La pâte cuira plus régulièrement et gardera un cœur plus souple. À l’inverse, un plat plus étroit donnera une mie plus épaisse, avec une sensation de gâteau plus marquée.

Le lait entier joue un vrai rôle ici. Ne le remplacez pas par un lait plus léger si vous cherchez le moelleux traditionnel : vous perdriez en onctuosité et en saveur.

La levure chimique, elle, reste facultative. Sans elle, vous obtenez un far plus serré, plus proche de la tradition classique. Avec elle, la texture est un peu plus légère et gonflée. Les deux fonctionnent, à vous de choisir selon l’effet recherché.

Variantes proches de la version traditionnelle

Vous pouvez renforcer légèrement le parfum en augmentant à peine la vanille, ou en gardant le rhum seulement pour le trempage des pruneaux. Inutile d’en faire trop : le far breton doit rester simple, lisible et gourmand.

Si vous aimez les bords plus marqués, laissez le beurre faire son travail en beurrant généreusement le plat. C’est lui qui aide à obtenir cette saveur presque noisettée et cette jolie croûte dorée sur le pourtour.

Avec quoi servir le far breton aux pruneaux ?

Ce dessert se suffit à lui-même, surtout tiède. Vous pouvez simplement le présenter dans son plat de cuisson, puis le couper en parts rectangulaires, comme on le fait souvent pour un dessert familial.

Il accompagne très bien un café, un thé noir ou un verre de cidre doux si vous souhaitez rester dans une ambiance bretonne. Pour un service plus gourmand, ajoutez une petite part tiède à l’assiette et servez-la telle quelle : la texture parle d’elle-même.

Conservation et préparation à l’avance

Le far breton se conserve très bien. Une fois refroidi, gardez-le au réfrigérateur, bien couvert, pendant 3 jours environ. Il reste agréable froid, mais vous pouvez aussi le laisser revenir à température ambiante ou le réchauffer doucement quelques minutes au four.

Préparé la veille, il est souvent encore meilleur : les saveurs se fondent, la texture se resserre légèrement et le pruneau s’intègre mieux à la mie. C’est donc un excellent dessert à anticiper pour un repas de famille.

Si vous souhaitez gagner du temps, vous pouvez aussi préparer l’appareil quelques heures à l’avance, puis le conserver au frais avant cuisson. Dans ce cas, pensez simplement à le remuer rapidement avant de le verser dans le plat.

Valeurs nutritionnelles approximatives

Pour une part sur 8, comptez environ 260 à 320 kcal selon la quantité de sucre choisie, le type de beurre et la taille des parts. C’est un dessert assez nourrissant, avec des glucides, un peu de matières grasses et l’apport fruité des pruneaux.

Ce n’est pas un dessert léger au sens strict, mais il reste honnête, simple et équilibré dans sa composition. Une petite part suffit souvent, surtout après un repas complet.

FAQ

Comment savoir si mon far breton aux pruneaux est cuit ?

Le far est cuit quand le dessus est bien doré, que les bords commencent à se détacher et que le centre reste juste souple. La lame d’un couteau doit ressortir presque propre, sans pâte liquide. Si le milieu tremble beaucoup, prolongez la cuisson quelques minutes.

Pourquoi mon far breton est-il trop liquide ?

Le plus souvent, cela vient d’un appareil trop fluide, d’une cuisson insuffisante ou d’un repos oublié. Respectez bien les proportions de lait, farine et œufs, puis laissez cuire jusqu’à une belle coloration. Le far se raffermit aussi en refroidissant, il ne faut pas le juger trop vite.

Peut-on préparer le far breton aux pruneaux la veille ?

Oui, et c’est même une très bonne idée. Une fois refroidi, le far gagne en tenue et les saveurs se développent. Conservez-le au réfrigérateur, puis servez-le froid, à température ambiante ou légèrement réchauffé. Il reste moelleux plusieurs heures après la cuisson.

Faut-il faire tremper les pruneaux avant de les mettre dans le far ?

Ce n’est pas obligatoire si vos pruneaux sont déjà souples. En revanche, s’ils paraissent un peu secs, un trempage rapide dans l’eau tiède ou un peu de rhum les rendra plus fondants. Il faut ensuite bien les égoutter pour ne pas détremper la pâte.

Peut-on faire un far breton sans levure chimique ?

Oui, c’est tout à fait possible. Sans levure, le far sera plus serré et plus traditionnel, avec une texture proche d’un flan épais. Avec levure, il gagne un peu en légèreté. Les deux versions sont valables selon le résultat que vous aimez le plus.

Conclusion

Le far breton aux pruneaux façon traditionnelle fait partie de ces desserts simples qui réconfortent immédiatement. Moelleux, doré et parfumé, il se prépare sans difficulté et plaît à tous les coups. Essayez-le, gardez la recette sous la main et partagez-la autour de vous.

Far breton aux pruneaux façon traditionnelle

Far breton aux pruneaux façon traditionnelle

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Préparation : 15 minCuisson : 40 minTotal : 55 minPortions : 6Cuisine : Cuisine française (bretonne)Calories : 320 kcal

Ingrédients

  • 75 cl de lait entier
  • 4 œufs
  • 100 g de farine
  • 100 g de pruneaux dénoyautés (environ 20-25 pruneaux)
  • 80 à 100 g de sucre (cassonade ou sucre roux)
  • 50 g de beurre (dont pour le plat)
  • 1 pincée de sel
  • 1 c. à café de rhum ambré (optionnel)
  • 1 gousse de vanille ou 1 c. à café d’extrait de vanille (optionnel)
  • 1 c. à café rase de levure chimique (optionnel, selon tradition/texture souhaitée)

Préparation

  1. Préchauffez le four à 180 °C (chaleur tournante si possible). Beurrez un plat à gratin (rectangulaire si vous aimez le visuel façon photo).
  2. Versez les pruneaux dans un bol et réhydratez 10 minutes dans de l’eau tiède (ou un peu de rhum dilué) si ils sont secs.
  3. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le sucre et une pincée de sel.
  4. Ajoutez la farine en pluie et mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse.
  5. Délayez progressivement avec le lait, puis ajoutez la vanille et le rhum (et la levure si vous choisissez d’en mettre).
  6. Disposez les pruneaux dans le plat beurré.
  7. Versez l’appareil sur les pruneaux. Enfournez 35 à 45 minutes, jusqu’à une surface bien dorée et légèrement “caramélisée”.
  8. Laissez tiédir 10 à 15 minutes avant de servir : la texture se fixe et devient plus moelleuse.
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