La blanquette de poulet crémeuse sans vin est un grand classique qui mérite d’être réussie sans stress : une viande moelleuse, des légumes fondants, et surtout une sauce blanche-beige nappante, veloutée, qui tient bien. Ici, on mise sur une cuisson douce et une liaison fiable, pour obtenir ce côté “bistrot” qu’on adore… sans aucune trace de vin.
Pourquoi cette blanquette de poulet crémeuse sans vin plaît autant
Quand vous ouvrez la cocotte, vous devez sentir un parfum doux de bouillon, d’herbes et de champignons. Et dans l’assiette, la blanquette doit être généreuse : la sauce s’accroche, enveloppe le poulet, et donne ce rendu onctueux sans être lourd.
L’intérêt de cette recette, c’est qu’elle est pensée pour le quotidien : des ingrédients simples, une méthode claire, et une sauce qu’on sait lier sans grumeaux. Vous gardez le poulet tendre grâce à une cuisson contrôlée, et vous obtenez la crème bien lisse en épaississant au bon moment.
Ce qui rend la sauce veloutée (et la liaison sans grumeaux)
Le secret d’une blanquette réussie, ce n’est pas “magique”, c’est technique et timing.
- On fait d’abord mijoter le poulet pour qu’il devienne moelleux.
- On construit ensuite la sauce en utilisant une base à roux (beurre + farine), qui épaissit de façon régulière.
- On ajoute enfin la crème hors période trop bouillante (ou en fin de cuisson), pour éviter qu’elle ne tranche ou ne se sépare.
Résultat : une sauce nappante, bien brillante, avec une texture soyeuse. C’est exactement ce que vous recherchez quand vous dites “blanquette de poulet crémeuse sans vin”.
Quels ingrédients pour une blanquette de poulet crémeuse sans vin digne d’un repas de famille ?
Voici la base de la recette, avec des quantités cohérentes pour environ 6 personnes (selon appétit), et le rôle de chaque ingrédient pour que vous sachiez quoi acheter et pourquoi.
Blancs de poulet (≈ 1 kg, en morceaux)
Choisissez des blancs de poulet en morceaux (idéalement pas trop petits, pour garder une tenue moelleuse). Les blancs cuisent plus vite que la cuisse, donc la cuisson doit être douce. C’est ce qui garantit la tendreté.
- À quoi ça sert : la viande apporte le fond “poulet” et la texture.
- Point de vigilance : une cuisson trop vive peut dessécher.
Champignons de Paris (≈ 600 g)
Ici, les champignons sont essentiels : ils donnent la profondeur de goût et le côté “bistro”. Préférez des champignons frais, fermes, avec une peau intacte.
- À quoi ça sert : parfum, texture (fondant sans disparaître), base aromatique.
- Conseil achat : évitez ceux qui sont trop mous ou qui dégagent une odeur forte.
Carottes (≈ 3 moyennes, en rondelles)
Les carottes apportent de la couleur (orange vive) et une douceur naturelle qui équilibre la crème.
- À quoi ça sert : goût sucré léger + fondant.
- Résultat attendu : des rondelles visibles, tendres mais pas en purée.
Oignon (1) et ail (2 gousses)
L’oignon forme le “socle” aromatique, et l’ail donne la note vive qui réveille tout le bouillon.
- À quoi ça sert : profondeur, parfum, équilibre.
- Conseil : l’ail s’ajoute avec parcimonie et au bon moment pour éviter l’amertume.
Bouillon de volaille ou eau (≈ 1 L)
Le bouillon est la colonne vertébrale de la blanquette : c’est lui qui transforme le tout en soupe veloutée.
- À quoi ça sert : goût et texture de la sauce (après liaison).
- Conseil : si vous utilisez un bouillon cube, choisissez une version “volaille” de qualité, et ajustez le sel plus tard.
Farine (≈ 40–60 g) + beurre (ou autre matière grasse)
La farine intervient via un roux : c’est la garantie anti-grumeaux. On utilise une quantité raisonnable pour épaissir sans transformer la sauce en pâte.
- À quoi ça sert : liaison, nappage, stabilité.
- Texture attendue : une sauce qui nappe la cuillère.
Crème fraîche (≈ 200–300 ml)
Elle donne l’onctuosité et le côté “blanc-beige” si caractéristique.
- À quoi ça sert : onctuosité, douceur, arrondi en bouche.
- Conseil : prenez une crème classique (idéalement entière) pour un rendu bien velours.
Jaune d’œuf (1 à 2) — optionnel
C’est une touche “bistrot”. Les jaunes donnent un supplément de rondeur et de texture.
- À quoi ça sert : enrichissement et effet plus soyeux.
- Important : c’est optionnel, et l’ajout se fait hors feu (pour éviter de faire tourner la crème).
Laurier, thym, persil
Ces herbes font la différence dans le parfum.
- Laurier : note chaude, discrète.
- Thym : senteur herbacée, profondeur.
- Persil : fraîcheur au moment de servir.
Sel, poivre
Le sel doit rester maîtrisé : le bouillon (s’il est salé) et le roux peuvent relever. Le poivre apporte un petit contraste.
- À quoi ça sert : équilibre.
- Conseil : on affine en fin de cuisson quand tout est bien lié.
Peut-on remplacer certains ingrédients sans abîmer la blanquette ?
Oui, et l’idée n’est pas de tout changer : c’est de conserver la logique de liaison et la texture.
Si vous n’avez pas assez de champignons frais
Vous pouvez réduire légèrement la quantité, mais évitez de trop compenser : la blanquette perdrait en parfum. Si vous remplacez, privilégiez des champignons de même famille (frais), ou des champignons surgelés bien égouttés.
Si vous voulez une sauce un peu plus légère
Gardez la logique de roux + crème : c’est la stabilité. Vous pouvez jouer sur la quantité de crème, mais ne la supprimez pas : c’est elle qui donne le velours.
Si votre poulet est déjà préparé en lanières
C’est possible, mais surveillez la cuisson : les morceaux cuisent plus vite, donc la phase de mijotage devra être plus courte.
Quel matériel préparer avant de commencer ?
Une cocotte est idéale : elle répartit bien la chaleur et permet de mijoter sans agresser la viande.
- Cocotte / faitout à fond épais : pour mijoter et limiter les points chauds.
- Couteau et planche : pour tailler poulet, carottes et préparer les champignons.
- Passoire et papier absorbant : pratique si les champignons rendent un peu d’eau.
- Casserole ou bol pour le roux (selon votre organisation) : pour travailler la liaison sans vous battre.
- Cuillère en bois : indispensable pour un roux lisse et une sauce homogène.
Préparations avant de commencer (sans entrer dans les étapes)
Avant de vous lancer, pensez à tout mettre à portée de main : une blanquette se fait bien quand vous ne courez pas partout.
- Tailler : découpez les blancs de poulet en morceaux réguliers.
- Préparer les légumes : émincez/taillerez les champignons et mettez vos carottes en rondelles.
- Hacher : oignon fin, ail prêt.
- Mesurer : farine, beurre et crème mesurés à l’avance, sel/poivre prêts.
Ce petit “pré-service” vous aide à respecter le timing : la cuisson douce du poulet et l’épaississement maîtrisé de la sauce, ce sont deux choses qui se jouent à quelques minutes.
Choisir la bonne cuisson : doux pour le poulet, maîtrisé pour la crème
Pour une blanquette de poulet crémeuse sans vin, le poulet ne doit pas bouillir à gros bouillons. L’objectif est une cuisson qui frémît gentiment, le temps que la viande devienne tendre.
Ensuite, la crème : elle demande une approche plus délicate. L’idéal est de la rajouter au bon moment pour obtenir une sauce lisse, sans sensation granuleuse.
Passez à la page suivante pour découvrir toutes les étapes.

Blanquette de poulet crémeuse sans vin, aux champignons et carottes
☆☆☆☆☆Ingrédients
- 1 kg de blancs de poulet, coupés en morceaux
- 600 g de champignons de Paris frais (nettoyés, émincés ou entiers selon taille)
- 3 carottes (≈300–400 g), en rondelles
- 1 oignon jaune, émincé
- 2 gousses d’ail (facultatif, émincées)
- 1 c. à soupe de beurre (ou 1 c. à soupe d’huile) pour la cuisson
- 40 à 60 g de farine
- 40 à 50 g de beurre (pour le roux)
- 800 ml à 1 L de bouillon de volaille (ou eau + cube)
- 200 à 300 ml de crème fraîche épaisse (30% de MG environ)
- 1 à 2 jaunes d’œufs (optionnel, pour un rendu “bistrot”)
- 1 feuille de laurier
- 1 petite branche de thym (ou 1 c. à café)
- Persil frais ciselé pour servir
- Sel fin
- Poivre noir
- (Optionnel) 1 petite pointe de muscade pour parfumer la sauce
Préparation
- Préparer les ingrédients : couper le poulet, émincer l’oignon, trancher les carottes, nettoyer et émincer les champignons.
- Dans une cocotte, faire fondre 1 c. à soupe de beurre (ou chauffer l’huile). Saisir rapidement l’oignon (et l’ail si utilisé) 2 minutes.
- Ajouter le poulet et le faire dorer très légèrement sur toutes les faces (sans trop cuire).
- Verser le bouillon, ajouter le laurier et le thym. Saler légèrement. Porter à frémissement puis couvrir et laisser mijoter 15 minutes.
- Ajouter les carottes puis les champignons. Poursuivre la cuisson 15 à 20 minutes à frémissement, jusqu’à ce que les carottes soient tendres et le poulet cuit à cœur.
- Réaliser la liaison : dans un bol, délayer la farine avec un peu de bouillon chaud (ou utiliser le roux beurre+farine : faire fondre le beurre, ajouter la farine et cuire 1 minute).
- Verser la liaison dans la cocotte en remuant, puis laisser épaissir 3 à 5 minutes à feu doux, jusqu’à ce que la sauce nappe.
- Hors du feu ou à feu très doux, incorporer la crème fraîche. Si vous utilisez des jaunes : battre les jaunes dans un peu de sauce chaude, puis reverser et remuer immédiatement (ne pas faire bouillir).
- Rectifier l’assaisonnement (sel, poivre, éventuellement une pointe de muscade). Parsemer de persil frais et servir bien chaud.










